dimanche 28 octobre 2012

Ce qu'on ne peut pas dire...

Ce matin nous sommes en route pour aller voir la grand-mère de mon chum qui se meurt. Pour elle nous y allons, mais le coeur n'y est pas. À vrai dire, nous aurions préféré demeurer à la maison et flâner. Ça n'a pas de bon sens penser comme ça mais c'est la vérité. Je pense à ma Mamy qui nous a quitté il y a moins d'un an et je suis soulagée. Je ne suis plus obligée d'aller la voir et faire la conversation car sa vie est rendue si terne qu'elle n'a plus rien à raconter. Je ne suis plus obligée de la regarder, toute petite, toute maigre, les bras bleutés tellement sa peau est mince et meurtri. Je ne suis plus obligée de voir la mort avant la mort. J'ai honte de le dire mais ce fut une délivrance. Maintenant, je peux penser à ma Mamy, à mes beaux souvenirs avec elle sans avoir l'image de la tristesse qu'elle portait.

Nous sommes en route vers l'hôpital...et je pleure. Non pas la tristesse de la voir partir mais plutôt le désir qu'elle nous quitte. Je sais qu'on ne peut pas le dire, que c'est égoïste et sûrement à la limite méchant, mais c'est ce que je pense malgré moi. C'est ce qui se cache au fond de mon coeur et qui doit sortir maintenant.

3 commentaires:

  1. Quelque part entre l'honnêteté et la transparence, être simplement VRAIE ;-)
    Une autre chose que j'admire chez toi.

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  2. Ouf. Pas facile d'exprimer ça. Mais être authentique, ça a une grande valeur.

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  3. C'est fou comme tu exprimes exactement comment je me sens vis à vis la tante à mon père que je considère comme ma grand-mère... Depuis déjà trop longtemps je ne suis pas capable d'aller la voir car j'ai beaucoup de difficulté à me remettre après lui avoir parler et l'avoir vu.
    Merci, tes mots me font un bien énorme ce soir :-)

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