mardi 2 septembre 2014

Il était une fois...un baiser

Un tout petit baiser provenant d'une toute petite bouche.

C'était il y a deux jours.

Nous étions dans le lit, moi et mon beau "Beby" après avoir bu un bon "lait-lait" dans l'après-midi.  

Il était collé sur moi, sa petite joue contre ma poitrine.

Sana dire un mot, il s'est relevé la tête, s'est approché de mon visage, et il a déposé sur mes lèvres un doux baiser, un tout petit baiser rempli d'amour.

Ses petites babines étaient retroussées et un large sourire a illuminé son visage.

Il a reposé sa joue contre moi et des larmes ont commencé à couler.

Je pleurais d'amour, de tendresse, de fierté.

Mon petit garçon venait de me donner son premier baiser.

Durant la journée d'hier je lui ai demandé souvent de m'en redonner un... mais sans succès.  On aurait dit qu'il me disait: "C'est moi qui choisi quand j'ai le goût de te donner un bisou".  

Et rendu au soir, nous étions en pyjama, et je lui ai réitéré ma demande.  Comme par magie il m'a donné un baiser...et j'ai su à ce moment-là qu'il savait.


mercredi 16 juillet 2014

CHRONIQUE D'ÉTÉ - Au jardin

J'avais le goût de vous écrire, de voue entretenir à nouveau mais le temps manquait.  Puis je prenais plein de photos en pensant à vous...j'avais envie de vous partager mon quotidien en chroniques d'été.  Alors voilà.  Rien de compliqué, juste des photos et des mots pour vous montrer comment je vis ma vie au quotidien avec mon clan durant l'été.

Cette semaine ma visite au jardin m'a donné un large sourire aux lèvres.  La magie avait encore opérée.


Alors que mes plants de cerises de terre avaient été envahis par des limaces, j'ai eu l'heureuse surprise  de trouver celle-ci toute jaune soleil.  Elle goûtait le ciel!!!  L'année prochaine je mettrai des coquille d'oeuf autour des plants pour empêcher la venue non-désirée de ces bibittes gluantes ;)


Les tomates grossissent tranquillement...


Les plants de fèves sont tous en beauté en ce mois de juillet.  Ils ont ornés leurs tiges de magnifiques fleurs d'un rose délicat.


Ohhhhh!! Des intrus dans mon jardin.


Tout mignon, tout trognon les bébés concombres :)


Mes premières tomates cerise!!! Je ne les ai vu qu'en me penchant pour regarder sous le plant.  Elles n'attendaient que moi pour les cueillir afin de se joindre aux tomates déjà tombées dans la salade du souper.


Et finalement cette belle histoire d'échinacée...
L'an passé j'ai fait quelques semis et pour Fredou j'avais acheté une mini-serre et un sachet de graines d'échinacée.  Les semis était bien entamés et l'acclimatation avait été fait avec succès.  Seulement, lors de la mise en terre les petites pousses n'ont pas survécu.  Étant donné que je pratique l'art du jardinier paresseux, j'ai dû faire le ménage de mon jardin au printemps quand j'ai été prête à planter mes plants (achetés tout fait).  J'arrachais tout sur mon passage lors que j'ai aperçu deux plantes vertes au bord de la première rangée de mon jardin.  J'ai tout de suite reconnu les échinacées et j'en ai été émerveillé.  La vie avait été plus forte que tout.  Alors que je les pensais mortes, elles ne faisaient que se reposer doucement sous la terre en reprenant des forces afin de grandir la tête haute.  

Maintenant, elles sont en fleurs et elles sont magnifiques.  Les plants sont gros et robustes.  Au mois d'août, alors que le jardin manquera d'espace, je les transplanterai ailleurs dans mes plate-bandes.  


Mon potager, c'est mon petit coin vert du paradis ;)

A+

vendredi 20 juin 2014

Les crêpes de ma Maman

Elles ne sont ni "vegan", ni "gluten free".  Elles ne renferment aucun ingrédient "super-je-ne-sais-pas-trop-quoi" et en fait, elles sont simples comme "bonjour".  Elles ont illuminé mon visage d'un sourire quand les dimanches matins, ma Maman sortait sa poêle en fonte noire pour nous faire ses fabuleuses crêpes.  Assis au comptoir de la cuisine, moi, mon père et mes frères engloutissions un nombre incalculable de crêpes que ma Maman se faisait un devoir de nous servir à tour de rôle, sans relâche.  Quand nos bedons étaient bien pleins, elle finissait par se faire une crêpe avec le petit restant de la préparation.  

Elles font parties des souvenirs de mon enfance et maintenant, je les sers à mes enfants.  Elles sont bonnes c'est sur, mais ce qui les rend encore meilleures à chaque fois que j'en mange, c'est tout ce qu'elles me rappellent.

Alors, sans prétention et en toute simplicité, je vous partage la recette de crêpes de ma Maman.  

Voilà!



INGRÉDIENTS:
- 2 tasses de farine tout usage
- 2 tasses de lait
- 4 oeufs
- 1/2 c-à-thé de sel
- 2 c-à-thé de poudre à pâte

Bien mélanger tous les ingrédients aux batteurs électriques et réfrigérer la préparation une quinzaine de minutes.

Dans une poêle bien chaude (où vous aurez mis préalablement un peu d'huile) verser la préparation et étalez-la.  Plus vous en mettez, plus la crêpe sera épaisse.  Lorsque les contours commencent à brunir, vérifier la cuisson du dessous à l'aide d'une spatule et tournez-la si la cuisson est à votre goût.

Terminer la cuisson de l'autre côté de la crêpe et servez-la avec l'élixir de notre pays (sirop d'érable...hehe!!)


Avec des petits fruits c'est aussi très bon!  

Et pour les becs ultra sucrés.... Étalez une couche de cassonade sur votre crêpe et roulez-la... n'oubliez-pas votre grand verre de lait :)






Bon appétit!


dimanche 20 avril 2014

Faire du bien pour soutenir des femmes courageuses

L'idée a germée lorsque Manon de M comme Muses a mis sur le marché ses collants muraux du Ruban Rose pour la compagnie ADzif.  Je voulais en offrir un à une amie qui s'était battue contre le cancer du sein et qui avait vaincu la maladie.  Je voulais lui montrer à quel point j'admirais sa détermination et son courage.


Puis, je me suis dit que je pourrais lui faire un beau baluchon avec des tissus du Ruban Rose.  Cela servirait en même temps de joli emballage et de sac pratique qu'elle pourrait utiliser par la suite.


Pour remplir le sac, j'ai trouvé ces petits bas d'exercice que j'ai enveloppés d'un ruban rose (concept!!).


Le kit au complet
Le jour de la remise, j'étais fébrile.  Quelle belle journée ce fût.  Merci la vie de mettre de si belle personne sur ma route.

Mon amie courage... Jeannie ;)


Suite à cela, j'en ai fait un deuxième pour une amie qui voulais l'offrir à son tour à une battante qui mène le combat de sa vie présentement.  J'y ai mis tout mon amour pour le faire afin qu'elle puisse y puiser un peu de bonheur à chaque fois qu'elle l'aura à son bras.

À+



samedi 5 avril 2014

Dans ma tanière...

Oh verdure...comme tu me manques!  En attendant ta venue, j'embellis ma cuisine de pousses de luzerne et lorsque je les mange, j'ai l'impression de m'injecter une méga dose de vitamine.  


Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour retrouver un peu d'énergie!  De mon côté la semaine a été très difficile.  C'était mon retour au travail (par chance je commence à trois jours semaine) et disons que la conciliation travail-famille n'a pas été de tout repos.  Je cherche mes marques au travail, j'ai l'impression de ne plus avoir une seconde à moi et j'ai le coeur gros juste à penser que je laisse mon Vieux Croûton dix heures d'affiler à la garderie.  

Je suis FATIGUÉE!!!  Je veux juste me reposer, prendre du temps à la maison avec mes enfants et mon chum.  Je pense que j'ai besoin de me retrouver dans ma tanière à l'ombre de cette vie qui va beaucoup trop vite et qui me heurte ces temps-ci.  Je me sens sauvage, fragile...je dois me protéger.  


En attendant ce printemps si retardataire, j'ai acheté les premières petites Crocs à mon "beby".  Mon vélo est fin prêt à rouler ses premiers kilomètres dès que je verrai 10 degrés affichés au thermomètre et je pense déjà à cette grande bouffée d'air que je prendrai lorsqu'en solitaire, je sillonnerai les routes de mon village.  Je veux juste profiter du temps qui passe sobrement, simplement.


Mon rêve je le vis chaque jour.  Je le trouve souvent essoufflant et dérangeant.  Mais quand je vois mon fils lever les bras au ciel alors que je viens de lui demander "Y'é où le champion?", je me dis que je n'ai pas besoin de rien d'autre...qu'en fait mon rêve est bien VIVANT!!

À+

samedi 29 mars 2014

L'impression de ne pas être à ma place...

... Voici la première phrase que j'ai écrite sur le petit "pad" de notes que nous avions tous à notre place en arrivant.  Les premiers mots de l'organisatrice de ce "Dreamclass" venaient tout juste d'être prononcés quand j'ai ressenti ce serrement dans ma poitrine.  Il était 13h00, la conférence débutait et je sentais clairement que je n'étais pas à ma place.  J'avais peine à regarder les gens qui siégeaient autour de ma table.  C'était des inconnus à qui j'avais nullement envie de parler de moi.   Mon tempérament bête et sauvage ressortait.  Une femme m'a tout de même tendu la main que j'ai serrée à contre-coeur en me présentant.  Elle m'a fait remarqué que ma photo n'y était pas à côté de mon nom, de mon adresse e-mail...et de mon NUMÉRO DE TÉLÉPHONE (à la maison svp) dans le journal des participants que l'ont nous avait distribué avant d'entrer.  J'avais vraiment le goût de l'envoyer promener mais j'ai répondu gentiment (autant que faire se peut) que je l'avais envoyée trop tard. Au final, je suis bien contente qu'elle ne soit pas parue...pour qu'on oublie rapidement que j'y étais.

Après les mots de bienvenue, deux messieurs du Groupe Investors sont venus jouer un pseudo-sketch plate en nous faisant croire qu'il avaient des rêves que j'ai pas trop compris d'ailleurs.  J'avais l'impression de me faire piéger en me faisant dire:" Vous avez des rêves, pis ça vous prend de l'argent pour les réaliser faque venez nous voir pis on va s'occuper de la placer".  Et de se faire dire en finissant: "by the way, on ramasse de l'argent pour la sclérose en plaque alors si vous êtes pas trop cheap pis que vous voulez pas vous faire juger, ben donnez donc un peu".  Bon c'est pas ce qu'ils ont dit mot-à-mot mais c'est ce qui me résonnait dans la tête.  

Après ça, on a eu droit à: "Ok maintenant on va tous se lever debout et on va danser"...QUOI??? De quessé???  Tu penses vraiment que tu vas me faire danser sur la chanson "j'irai au bout de mes rêves" devant plein de monde? Euhhhh...non, non.  La madame a pris son sac et elle a quitté la salle.  Pendant que je regardais tout ce beau monde danser les bras dans les airs, je n'avais qu'une chose en tête: PARTIR.  Je me suis dit:" Bon, la danse c'est pas pour toi mais peut-être que le reste va te plaire".  Donc je suis retournée m'asseoir après que tous eu fini de se trémousser.

J'ai sorti mon petit tricot histoire de me calmer le moi intérieur pendant que Mme. Young nous a fait l'historique du Dreamclass et de son rêve à elle.  Je trouvais l'idée bien bonne mais plus je l'écoutais, plus je trouvais qu'elle ne s'appliquait pas à moi.  Cela ne répondait pas à mes besoins et mes aspirations...en fait c'était trop gros pour mes petits et humbles rêves.

Ce qui a mis le dernier clou au cercueil fut lorsqu'elle nous a convié à méditer durant 10 longues minutes sur notre rêve (raison pour laquelle nous étions là en fait).  Je suis devenue mal en dedans de moi-même et j'ai paniqué.  Tout déboulait dans ma tête...il était hors de question que je parle de mon accouchement, de mon post-partum, de mon ventre flasque et de mon cardio vacillant à cette table!!!  J'avais inscrit comme rêve que je voulais retrouver mon équilibre mental et physique...mais les outils de réseautage qui semblaient nous être suggérés ne me convenaient pas du tout.  

Je suis partie.  J'étais furieuse...contre moi.

À l'automne dernier, j'avais fait une escapade créative de M comme Muses.  J'avais travaillé très fort pour faire ma boussole du quotidien c'est-à-dire trouver des mots parmi toutes les sphères de ma vie qui me guideraient ensuite dans ma prise de décision.  Ce que je voulais être?... Comment je voulais me sentir?...

Et bien j'étais passée complètement à côté de la trac quand est venu le temps de décider si je devais aller à ce dreamclass ou pas.  

SOLITUDE: Moi qui n'aime pas se retrouver en gros groupe, qui aime avoir sa petit bulle et qui est bien seule, je suis allée me mettre au milieu de tous ces gens.

LIBRE: Moi qui aime prendre ses décisions sans se soucier des autres, j'avais décidé de m'inscrire pour suivre mes amies.  Ayoye!!! Pas fort et tellement pas moi ça! Je me sentais prisonnière dans cette salle.  

CONNECTÉE:  Aucune connexion possible avec ce monde qui n'est pas le mien.  Ce n'est pas d'une foule dont j'ai besoin, c'est le calme de la forêt, l'odeur du café fumant, la présence d'amies véritables et sincères.

BONTÉ:  Avais-je vraiment le goût et le temps d'aider d'autres personnes à concrétiser leur rêves?  Pas eux, pas ces gens que je n'avais pas choisis.  

En cet après-midi je me suis questionnée beaucoup.  Pourquoi n'avais-je pas de grands rêves comme les autres? Me contentais-je de peu? Comment se faisait-il que tout ce qui comptait pour moi était si simple, si petit en fait?

Je suis revenue quelques années en arrière pour me rappeler ce à quoi je rêvais...et tout est devenu clair.  J'avais tant rêvé d'avoir des enfants, une famille, un conjoint idéal...et je l'avais maintenant!!  Mon rêve le plus grand de ma vie est réalisé.   Il n'est pas toujours facile à vivre mais il est présent au quotidien.  Et plus mes enfants grandissent, plus mon rêve se nourri et devient beau et fort.

Non je n'écrirai probablement jamais de livre, je ne ferai pas non plus le tour du monde en voilier ni ne monterai une montagne vertigineuse.  Je serai MOI, la femme, la maman, l'amie, la tricoteuse, la cycliste, la couturière qui fait des sacs, la lectrice, l'aimante de la nature, des animaux et du silence.  

À+

P.S. Ceci dit, je crois que les dreamclass ont leur place pour des gens qui y croient et qui se sentent interpellés.  Je ne juge aucunement les personnes qui y étaient car chacun à le droit de prendre le chemin qui lui plaît pour arriver à son rêve ;)

Je vous laisse aussi un lien vers une autre blogueuse et amie, Maryse.  Elle a aussi participé au dreamclass et elle a écrit un billet sur son expérience qui, ma foi, a été plus positive que la mienne.  Comme quoi ce concept peut être très gratifiant et profitable pour certaines personnes et moins pour d'autres ;)  dreamclass une journée de malade

samedi 8 mars 2014

Besoin de douceur...

 Il y a trois semaines environ j'ai été affligée d'un très gros rhume (ou peut-être une grippe).  J'ai eu mal à mon corps et la fatigue s'est tranquillement installée.  En fait, il faut dire qu'elle s'immisce en moi depuis presque huit mois car Maxime ne fait pas encore ses nuits.  Jusque là c'était pas si mal mais depuis peu, il se réveille à 05h00 du matin.  Les nuits sont courtes et entre-coupées.  

Et puis l'angoisse du retour au travail se fait sentir.  Je recommence le travail le 1er avril...et Max qui ne fait pas ses nuits, et le poids que je n'ai pas perdu à temps pour entrer dans mes vêtements de travail et, et, et....

Un par un, mon chum m'a aidé à régler mes stress.  Premièrement, le soir, il s'occupe de Fredou après le bain jusqu'à son dodo.  Moi, je donne le lait à Maxime et je me couche plus tôt (entre 20h et 21h).  J'ai un peu de temps pour moi et je suis moins fatiguée.  Deuxièmement, on a débloqué un petit budget pour que je puisse m'acheter des vêtements confortables pour le travail.  Je serai ainsi mieux dans ma peau.  Une chose à la fois, je reprendrai l'entraînement quand je serai reposée et prête à l'incorporer dans ma routine sans y laisser ma peau.  Troisièmement, je cherche la douceur et le calme.  

Alors mardi matin, j'ai répondu à besoin criant: aller passer du temps dans une librairie!  J'ai déposé les enfants à la garderie et je me suis rendue directement chez Chapters.  Un sentiment de bien-être m'a envahie alors que je venais tout juste d'y mettre les pieds.  Il y avait si longtemps que je n'avais pas pris le temps de parcourir ces allées remplies de trésors en papier.  Je me suis assise avec mon butin et un café, et je me suis mise à les caresser, les feuilleter, les contempler.  Trois heures de pure délice dans la douceur de ma petite bulle.  Alors qu'il y avait plein de gens autour de moi, moi j'étais heureuse dans ma solitude.




Trois photos tirées du livre "Granny Chic"



 Finalement, je me suis remise à la photographie.  J'ai trouvé le soleil dans un bol sur la table de ma cuisine.  Juste de le regarder ça m'a énergisée ;)


Je ne porte presque jamais de foulard...mais quand j'ai vu celui-ci j'ai eu un coup de coeur.  Il est beau, grand...et il m'apporte réconfort et chaleur autour du cou.  Comme je me sens bien avec lui!


J'ai reçu ce coeur pour la St-Valentin.  Le premier cadeau de mon fils.  Voir l'empreinte de sa petit main me fait chavirer le coeur.  Elle me donne la force de continuer.



Je vous laisse avec cette belle phrase inspirante que j'ai lu lors de mon escapade libraire:

"Quand nous laissons notre propre lumière briller, nous donnons, sans en être conscients, la possibilité aux autres de faire la même chose"[Marianne Williamson]

À+

mercredi 26 février 2014

Je suis si fière de toi Éric.... xxx

Que de longs silences de ma part.........  Pourtant, pas tant que ça.  Combien de fois j'ai pu vous écrire dans ma tête depuis la venue de mon beau Maxime.... pendant que je lui donnais son petit lait, pendant que je conduisais....  J'avais tellement de choses à vous dire et si peu de temps à vous consacrer.  Peut-être m'avez-vous entendu parfois vous murmurer mes anecdotes à l'oreilles?  Avec le peu de temps libre qu'il me restait, je devais faire des choix.  J'ai choisi l'action en menant à bien des projets de couture et de tricot qui me tenaient à coeur.  Mais cette fois-ci, je ne pouvais pas garder pour moi cette fierté qui habite mon coeur.  Je me devais de la partager avec vous, de vous montrer à quel point mon chum, mon ami, mon amoureux, mon Cookie d'amour était un homme exceptionnel.

Il y a maintenant huit ans que je partage sa vie.  Homme de prestance, fier, d'une intelligence remarquable, avec un caractère bouillant et beau comme c'est pas permis... sans aucun doute il est l'homme de ma vie.  Il a mené sa carrière rondement, a toujours foncé droit devant sans jamais prendre le temps de s'arrêter.  Mais un jour, il a eu "son" accident du Lac Mégantic.  Son train s'est arrêté net, sans préavis.  

Je ne veux pas ici vous parler du pourquoi du comment.  Cette partie lui appartient.  Ce que je veux vous montrer c'est le beau, le merveilleux.  On lui a dit qu'il devait se trouver une passion pour évacuer son stress, pour se réaliser autrement....et il s'est mis à CRÉER.  Il m'avait souvent parlé qu'il aurait aimé faire de l'ébénisterie...mais il ne faisait qu'en parler justement.  Alors je l'ai poussé, incité, encouragé....et il l'a fait.  Il a lu tout ce qui lui tombait sous les yeux à ce sujet, il a monté son propre atelier dans le garage (j'ai sacrifié ma place de stationnement au chaud), il a magasiné ses outils et il s'est construit une table de travail selon ses besoins. Puis, il s'est mis à dessiner, à mesurer et à dessiner encore et encore.

Et finalement il a créé ceci:


Un lit superposé pour notre grande Fredou, des escaliers avec du rangement et une belle commode.

Ce n'est pas seulement l'achèvement de ces meubles qui me rend si fière de lui mais tout le chemin parcouru pour y arriver.  Il a su se regarder en face et accepter sa vérité... et il a pris les moyens pour la changer.  


Et Fredou qui est très contente de ses nouveaux meubles.

C'est avec le coeur rempli d'amour pour lui que je termine ce billet.  Je suis si heureuse qu'il fasse parti de ma vie, qu'il soit le père de mes deux beaux enfants et que nous partagions notre quotidien.  Non, la vie n'est pas toujours rose entre nous.  Nous avons nos lots de mésententes et de chicanes.  Mais nous travaillons ensemble à nous améliorer et ainsi se donner la chance de s'aimer toute la vie.

N'est-ce pas le but recherché que de laisser sa marque?


Je t'aime mon Cookie d'amour xxxxx