samedi 29 mars 2014

L'impression de ne pas être à ma place...

... Voici la première phrase que j'ai écrite sur le petit "pad" de notes que nous avions tous à notre place en arrivant.  Les premiers mots de l'organisatrice de ce "Dreamclass" venaient tout juste d'être prononcés quand j'ai ressenti ce serrement dans ma poitrine.  Il était 13h00, la conférence débutait et je sentais clairement que je n'étais pas à ma place.  J'avais peine à regarder les gens qui siégeaient autour de ma table.  C'était des inconnus à qui j'avais nullement envie de parler de moi.   Mon tempérament bête et sauvage ressortait.  Une femme m'a tout de même tendu la main que j'ai serrée à contre-coeur en me présentant.  Elle m'a fait remarqué que ma photo n'y était pas à côté de mon nom, de mon adresse e-mail...et de mon NUMÉRO DE TÉLÉPHONE (à la maison svp) dans le journal des participants que l'ont nous avait distribué avant d'entrer.  J'avais vraiment le goût de l'envoyer promener mais j'ai répondu gentiment (autant que faire se peut) que je l'avais envoyée trop tard. Au final, je suis bien contente qu'elle ne soit pas parue...pour qu'on oublie rapidement que j'y étais.

Après les mots de bienvenue, deux messieurs du Groupe Investors sont venus jouer un pseudo-sketch plate en nous faisant croire qu'il avaient des rêves que j'ai pas trop compris d'ailleurs.  J'avais l'impression de me faire piéger en me faisant dire:" Vous avez des rêves, pis ça vous prend de l'argent pour les réaliser faque venez nous voir pis on va s'occuper de la placer".  Et de se faire dire en finissant: "by the way, on ramasse de l'argent pour la sclérose en plaque alors si vous êtes pas trop cheap pis que vous voulez pas vous faire juger, ben donnez donc un peu".  Bon c'est pas ce qu'ils ont dit mot-à-mot mais c'est ce qui me résonnait dans la tête.  

Après ça, on a eu droit à: "Ok maintenant on va tous se lever debout et on va danser"...QUOI??? De quessé???  Tu penses vraiment que tu vas me faire danser sur la chanson "j'irai au bout de mes rêves" devant plein de monde? Euhhhh...non, non.  La madame a pris son sac et elle a quitté la salle.  Pendant que je regardais tout ce beau monde danser les bras dans les airs, je n'avais qu'une chose en tête: PARTIR.  Je me suis dit:" Bon, la danse c'est pas pour toi mais peut-être que le reste va te plaire".  Donc je suis retournée m'asseoir après que tous eu fini de se trémousser.

J'ai sorti mon petit tricot histoire de me calmer le moi intérieur pendant que Mme. Young nous a fait l'historique du Dreamclass et de son rêve à elle.  Je trouvais l'idée bien bonne mais plus je l'écoutais, plus je trouvais qu'elle ne s'appliquait pas à moi.  Cela ne répondait pas à mes besoins et mes aspirations...en fait c'était trop gros pour mes petits et humbles rêves.

Ce qui a mis le dernier clou au cercueil fut lorsqu'elle nous a convié à méditer durant 10 longues minutes sur notre rêve (raison pour laquelle nous étions là en fait).  Je suis devenue mal en dedans de moi-même et j'ai paniqué.  Tout déboulait dans ma tête...il était hors de question que je parle de mon accouchement, de mon post-partum, de mon ventre flasque et de mon cardio vacillant à cette table!!!  J'avais inscrit comme rêve que je voulais retrouver mon équilibre mental et physique...mais les outils de réseautage qui semblaient nous être suggérés ne me convenaient pas du tout.  

Je suis partie.  J'étais furieuse...contre moi.

À l'automne dernier, j'avais fait une escapade créative de M comme Muses.  J'avais travaillé très fort pour faire ma boussole du quotidien c'est-à-dire trouver des mots parmi toutes les sphères de ma vie qui me guideraient ensuite dans ma prise de décision.  Ce que je voulais être?... Comment je voulais me sentir?...

Et bien j'étais passée complètement à côté de la trac quand est venu le temps de décider si je devais aller à ce dreamclass ou pas.  

SOLITUDE: Moi qui n'aime pas se retrouver en gros groupe, qui aime avoir sa petit bulle et qui est bien seule, je suis allée me mettre au milieu de tous ces gens.

LIBRE: Moi qui aime prendre ses décisions sans se soucier des autres, j'avais décidé de m'inscrire pour suivre mes amies.  Ayoye!!! Pas fort et tellement pas moi ça! Je me sentais prisonnière dans cette salle.  

CONNECTÉE:  Aucune connexion possible avec ce monde qui n'est pas le mien.  Ce n'est pas d'une foule dont j'ai besoin, c'est le calme de la forêt, l'odeur du café fumant, la présence d'amies véritables et sincères.

BONTÉ:  Avais-je vraiment le goût et le temps d'aider d'autres personnes à concrétiser leur rêves?  Pas eux, pas ces gens que je n'avais pas choisis.  

En cet après-midi je me suis questionnée beaucoup.  Pourquoi n'avais-je pas de grands rêves comme les autres? Me contentais-je de peu? Comment se faisait-il que tout ce qui comptait pour moi était si simple, si petit en fait?

Je suis revenue quelques années en arrière pour me rappeler ce à quoi je rêvais...et tout est devenu clair.  J'avais tant rêvé d'avoir des enfants, une famille, un conjoint idéal...et je l'avais maintenant!!  Mon rêve le plus grand de ma vie est réalisé.   Il n'est pas toujours facile à vivre mais il est présent au quotidien.  Et plus mes enfants grandissent, plus mon rêve se nourri et devient beau et fort.

Non je n'écrirai probablement jamais de livre, je ne ferai pas non plus le tour du monde en voilier ni ne monterai une montagne vertigineuse.  Je serai MOI, la femme, la maman, l'amie, la tricoteuse, la cycliste, la couturière qui fait des sacs, la lectrice, l'aimante de la nature, des animaux et du silence.  

À+

P.S. Ceci dit, je crois que les dreamclass ont leur place pour des gens qui y croient et qui se sentent interpellés.  Je ne juge aucunement les personnes qui y étaient car chacun à le droit de prendre le chemin qui lui plaît pour arriver à son rêve ;)

Je vous laisse aussi un lien vers une autre blogueuse et amie, Maryse.  Elle a aussi participé au dreamclass et elle a écrit un billet sur son expérience qui, ma foi, a été plus positive que la mienne.  Comme quoi ce concept peut être très gratifiant et profitable pour certaines personnes et moins pour d'autres ;)  dreamclass une journée de malade

samedi 8 mars 2014

Besoin de douceur...

 Il y a trois semaines environ j'ai été affligée d'un très gros rhume (ou peut-être une grippe).  J'ai eu mal à mon corps et la fatigue s'est tranquillement installée.  En fait, il faut dire qu'elle s'immisce en moi depuis presque huit mois car Maxime ne fait pas encore ses nuits.  Jusque là c'était pas si mal mais depuis peu, il se réveille à 05h00 du matin.  Les nuits sont courtes et entre-coupées.  

Et puis l'angoisse du retour au travail se fait sentir.  Je recommence le travail le 1er avril...et Max qui ne fait pas ses nuits, et le poids que je n'ai pas perdu à temps pour entrer dans mes vêtements de travail et, et, et....

Un par un, mon chum m'a aidé à régler mes stress.  Premièrement, le soir, il s'occupe de Fredou après le bain jusqu'à son dodo.  Moi, je donne le lait à Maxime et je me couche plus tôt (entre 20h et 21h).  J'ai un peu de temps pour moi et je suis moins fatiguée.  Deuxièmement, on a débloqué un petit budget pour que je puisse m'acheter des vêtements confortables pour le travail.  Je serai ainsi mieux dans ma peau.  Une chose à la fois, je reprendrai l'entraînement quand je serai reposée et prête à l'incorporer dans ma routine sans y laisser ma peau.  Troisièmement, je cherche la douceur et le calme.  

Alors mardi matin, j'ai répondu à besoin criant: aller passer du temps dans une librairie!  J'ai déposé les enfants à la garderie et je me suis rendue directement chez Chapters.  Un sentiment de bien-être m'a envahie alors que je venais tout juste d'y mettre les pieds.  Il y avait si longtemps que je n'avais pas pris le temps de parcourir ces allées remplies de trésors en papier.  Je me suis assise avec mon butin et un café, et je me suis mise à les caresser, les feuilleter, les contempler.  Trois heures de pure délice dans la douceur de ma petite bulle.  Alors qu'il y avait plein de gens autour de moi, moi j'étais heureuse dans ma solitude.




Trois photos tirées du livre "Granny Chic"



 Finalement, je me suis remise à la photographie.  J'ai trouvé le soleil dans un bol sur la table de ma cuisine.  Juste de le regarder ça m'a énergisée ;)


Je ne porte presque jamais de foulard...mais quand j'ai vu celui-ci j'ai eu un coup de coeur.  Il est beau, grand...et il m'apporte réconfort et chaleur autour du cou.  Comme je me sens bien avec lui!


J'ai reçu ce coeur pour la St-Valentin.  Le premier cadeau de mon fils.  Voir l'empreinte de sa petit main me fait chavirer le coeur.  Elle me donne la force de continuer.



Je vous laisse avec cette belle phrase inspirante que j'ai lu lors de mon escapade libraire:

"Quand nous laissons notre propre lumière briller, nous donnons, sans en être conscients, la possibilité aux autres de faire la même chose"[Marianne Williamson]

À+